Le Hamas, une organisation militante originaire de Gaza, a connu une augmentation significative de sa présence en ligne sur l’application de messagerie largement utilisée Telegram. Cette augmentation du nombre d’adeptes a été observée à la suite de l’acte terroriste du groupe contre Israël le 7 octobre.
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Selon un rapport de CNN, le compte appartenant aux Brigades al-Qassam, la faction militaire du Hamas, a vu son nombre de followers tripler, accompagné d’une multiplication par dix du nombre de vues sur les vidéos et autres contenus partagés par le compte. .
Bien qu’il lui soit interdit d’accéder à la plupart des plateformes de médias sociaux en raison des récentes réglementations Internet imposées par l’Union européenne, ainsi que des restrictions imposées par Meta et Google, le Hamas persiste à maintenir sa présence sur Telegram.
Telegram, une plateforme de messagerie fondée par l’entrepreneur russe Pavel Durov et actuellement basée à Dubaï, a permis au Hamas de maintenir sa présence sur la plateforme.
Les politiques indulgentes de modération du contenu de la plateforme ont gagné en popularité parmi les groupes extrémistes du monde entier, ainsi que parmi les groupes d’extrême droite aux États-Unis.
Avant la récente attaque, la chaîne des Brigades al-Qassam recevait en moyenne environ 25 000 vues par post. Cependant, ce nombre a maintenant grimpé à plus de 300 000 vues, soit une multiplication par dix.
De plus, une autre chaîne qui partage des messages vidéo d’un porte-parole du Hamas a vu son nombre d’abonnés passer de 166 000 à plus de 414 000 depuis le 7 octobre.
Le Hamas a littéralement annoncé sur sa chaîne Telegram, juste avant l’explosion, qu’il allait tirer un barrage de missiles. pic.twitter.com/XHYIrh6pTR
– David (@davide4united) 17 octobre 2023
Pour défendre sa décision d’autoriser le Hamas sur la plateforme, Durov affirme que Telegram n’utilise pas d’algorithmes pour promouvoir le contenu.
Il affirme que les chaînes Telegram du Hamas constituent une source précieuse d’informations de première main pour les chercheurs, les journalistes et les vérificateurs des faits. Durov se demande si la fermeture de ces chaînes sauverait réellement des vies ou mettrait potentiellement davantage de vies en danger. Alors que les critiques continuent de tenir les plateformes responsables de leur contenu, l’évolution future de cette situation reste incertaine.
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